PREAMBULE

 

Témoigner de la souffrance des hommes

pour que pareille folie ne se produise plus.

 

 

Joseph BOCHET s’est trouvé engagé à St Dié avec de nombreux chasseurs alpins vers la fin de la " bataille des frontières ", lorsque les opérations militaires basculent sur le versant lorrain des Vosges. 

Les batailles de la Marne et de Verdun ont occulté l’effort et la souffrance de ces hommes engagés dans l’Est en 1914 et au début de 1915.

Les offensives françaises en Alsace et en Lorraine (7 au 20 août 1914) étaient, psychologiquement pour l’époque, indispensables. Mais ces offensives à tout prix, baïonnettes au canon, viennent se heurter à un ennemi solidement installé et bien préparé, supérieur en nombre, en équipement et en artillerie. Ce sont des échecs douloureux.

Les contre-offensives allemandes sont vigoureuses avec des canons qui préparent cruellement le terrain avant de le laisser aux nombreux fantassins.

A partir du 24 août, un de leurs objectifs est de percer le front reconstitué à l’Est. Ils savent que s’ils passent dans la trouée de Charmes ou dans les Vosges, ils isolent les places fortes de Verdun et Toul ; rien alors ne peut les retenir vers Paris. Ils lancent leurs hommes sur Charmes mais le général de Catelnau a eu la clairvoyance et un peu de temps pour faire face à cette attaque. Devant la résistance, ils s’arrêtent.

Du 25 août au 9 septembre leurs efforts se reportent en vaines et meurtrières attaques le long des Vosges vers la Haute Meurthe ........

........... le 25 août, le 51e bataillon arrive à St Dié et monte en première ligne entre la Meurthe et la Fave.

Le front de l’Est résiste grâce au courage et au sacrifice de ceux que les bavarois surnomment les " diables bleus ". Il permet de fixer des forces allemandes importantes.

Après la bataille de Nancy, de la Marne et la course à la mer, la terrible guerre des tranchées va commencer.

S. COLLET

Avertissement au lecteur :

Le texte original a été très peu modifié. L’orthographe et la ponctuation ont été partiellement rétablies pour faciliter la lecture de ce témoignage et de la correspondance qui suit. Il n’est jamais bien facile, surtout pour un non spécialiste de relier un témoignage à l’Histoire ; toutes vos remarques seront bien accueillies et peuvent être adressées à :  sge.collet@wanadoo.fr

Un grand merci à Daniel et Lili qui m’ont aidé à réaliser rapidement ce site.